Un nouveau chapitre judiciaire s’ouvre pour le rappeur franco-marocain connu sous le pseudonyme “Maes”, de son vrai nom Walid Georgey. L’affaire sera examinée en appel à compter de ce jeudi 29 janvier devant la cour d’appel de Tanger, après la condamnation prononcée en première instance à son encontre.
Le 25 novembre dernier, la chambre criminelle de la cour d’appel de Tanger, statuant en premier ressort, avait condamné l’artiste à sept ans de prison ferme. Il avait été reconnu coupable de “constitution d’une bande criminelle”, de “tentative d’enlèvement et de séquestration” et d’“incitation à commettre des crimes et délits”.
11 co-accusés, diversité des faits reprochés
Le dossier porte sur un total de onze personnes poursuivies dans cette affaire. Plusieurs co-accusés avaient écopé de peines de prison ferme, certaines supérieures à celle infligée à Maes, tandis que d’autres avaient été condamnés à des peines assorties du sursis. Les poursuites visaient également des infractions distinctes, dont le trafic international de drogue et le faux et usage de faux pour certains prévenus.
Au-delà des peines privatives de liberté, la juridiction avait ordonné la confiscation des objets saisis au profit de l’État, mis les dépens à la charge solidaire des condamnés avec contrainte par corps, et levé l’interdiction de quitter le territoire qui pesait sur l’un des accusés. Les demandes de l’Administration des douanes, constituée partie civile, avaient par ailleurs été jugées recevables, donnant lieu à une condamnation solidaire au paiement de 23,6 millions de DH à titre de réparation.
Pour rappel, le rappeur est placé en détention préventive depuis un peu plus d’un an. La cour d’appel réexaminera l’ensemble du dossier, tant sur les faits que sur les qualifications juridiques et les peines prononcées. Le verdict rendu contre Walid Georgey et les 10 autres accusés peut ainsi être confirmé, modifié ou annulé. Affaire à suivre…