L’ordonnance de validation a été rendue le 28 janvier 2026. Le juge-commissaire (tribunal de commerce de Rabat) a admis la créance de BoA à hauteur de 36.528.476,36 dirhams. Saisie depuis juin 2023, la juridiction a tranché après une longue instruction marquée par deux expertises.
Avec cette décision, la dette bancaire validée à ce stade atteint désormais environ 161,5 millions de dirhams. Le montant est répartis entre la Banque Populaire (67 MDH), Société Générale Maroc (38 MDH), Attijariwafa Bank (20 MDH, montant contesté en appel) et Bank of Africa (36,5 MDH).
Au-delà des banques, le passif d’Oulad Zerrad reste dominé par les créanciers publics, notamment l’administration fiscale (environ 182 MDH) et la CNSS (près de 30 MDH), dont les créances ont été admises à titre privilégié.
L’entreprise, initialement placée en liquidation judiciaire, bénéficie aujourd’hui d’un plan de continuation sur dix ans, prévoyant un rééchelonnement de ses dettes selon le rang des créanciers.
L’histoire entre Oulad Zerrad et les banques ne se résume pas aux vérifications des créances. Selon nos informations, l’opérateur BTP, un des plus importants au Maroc, a attaqué des établissements en justice pour faute bancaire. On cite le cas d’une action dirigée contre BoA, qui a été rejetée en 2024 par le tribunal de commerce. Une demande simialaire visant Saham Bank a également debouché sur un rejet. Le dossier a été jugé en mai 2025.