Maroc-Mauritanie. Le Chef du gouvernement marocain s’est étonné à Nouakchott, de la persistance des visas entre les deux pays. Il a appelé à supprimer les visas et à faciliter la circulation des personnes, faute de quoi il n’y aura pas d’approfondissement de la coopération.

Les deux pays viennent de tenir la 7ème session de la Haute commission mixte maroco-mauritanienne qui a vu la conclusion de plusieurs accords et conventions de coopération, dans des domaines comme la jeunesse et les sports, l’énergie et les mines, la formation professionnelle, l’enseignement ou l’habitat. Le Chef de l’Etat mauritanien a été invité à effectuer une visite officielle au Maroc.

Fès/université. Différentes sources estudiantines font été de violents affrontements, ayant fait plusieurs dizaines de blessés des deux côtés, entre étudiants grévistes et forces de l’ordre.

Manœuvres. Les manoeuvres de l’African Lion, annulées par le Maroc à cause du projet de résolution américain, auront finalement lieu mais dans une version très réduite, la plupart des troupes américaines concernées ayant été redéployées ailleurs.

Fiscalité. Les Assises de la fiscalité auront lieu les 29 et 30 avril à Skhirat. Les trois thèmes seront :

-Fiscalité et équité ;

– Fiscalité et compétitivité ;

– Administration fiscale et attentes des usagers.

Il ne fait aucun doute que parmi leurs conclusions, ces assises recommanderont une réduction des « dépenses fiscales », autrement dit une réduction des exonérations et taux réduits.

Solidarité avec Ahmed Assid. 226 associations toutes amazighes ont exprimé dans un communiqué leur solidarité avec Ahmed Assid suite aux réactions de salafistes qui le traitaient de mécréant. Le débat sur la laïcité et la place de la religion prend, avec ce nouvel épisode, des allures ethniques préoccupantes. Ce doit être un débat non pas entre amazighs et arabes mais entre citoyens de tous bords.

Tunisie. Enfin, un projet de constitution. Le projet de constitution tunisien vient d’être dévoilé. Il vise à instaurer un régime parlementaire ; le Chef de l’Etat est élu au suffrage universel mais il se voit attribuer très peu de prérogatives. L’Islam est hissé au rang « de religion de l’Etat ». Sur le plan des libertés individuelles, on ne constate pas d’avancées par rapport à la précédente constitution (de 1959). Il faut s’attendre à des débats, des polémiques et des mobilisations contre le projet. Le texte ici.