« La fiscalité s’est progressivement vu conférer un autre rôle plus important : celui d’un instrument au service de la politique économique, à travers les baisses de l’IR destinées à soutenir le pouvoir d’achat et à travers les dépenses fiscales ». Mme Bensalah-Chaqron a souligné que la fiscalité doit servir le présent de la pérennité des ressources de l’Etat, et le futur du développement économique du royaume. Par contre, elle a affirmé que le système fiscal au Maroc demeure inéquitable et entaché par plusieurs insuffisances. Pour expliquer ce déséquilibre, elle a déclaré que « 80 % de l’impôt sur les sociétés est généré par 2% des entreprises seulement ; 73% de l’impôt sur le revenu provient des seules retenues sur les salaires ; et les deux tiers des sociétés déclarent un déficit chronique ».

 La Présidente de la CGEM a également mis l’accent sur le manque de confiance mutuel, entre administration et contribuable. Elle a rajouté que l’Etat doit prendre ses responsabilités en s’attaquant frontalement aux formes économiques informelles qui menacent selon elle, les fondements du tissu économique et politique. « Nous ne défendons pas et nous ne défendront jamais ces entreprises à la CGEM » déclare-t-elle. Elle a conclu par un appel à l’adoption de nouveaux principes de la fiscalité portant sur la visibilité, la compétitivité et l’équité.