C’est demain matin jeudi 23 mai que sera discuté en conseil de gouvernement le tant attendu décret sur la simplification des procédures administratives au profit des opérateurs du BTP. C’est un décret très attendu dans les secteurs bancaires et du bâtiment car il devrait accélérer l’aboutissement des projets. Le gain pourrait être d’une année en moyenne par projet, ce qui est énorme.
En attendant ce décret, le ministère de l’Habitat a pris les devants au cours de ce mois de mai et a adressé une circulaire aux différentes agences urbaines.
Il les appelle à « simplifier les procédures et à réexaminer les demandes d’autorisations n’ayant pas reçu un avis favorable de la part des commissions techniques d’instruction durant les exercices 2012 et 2013 ». Selon les estimations du ministère, « 30 à 40% des grands projets pourront être examinés favorablement ».
L’ensemble des intervenants des agences urbaines sont sollicités pour faire aboutir cette « réforme ». Les professionnels du secteur y seront associés avant la fin du mois de juillet.
Nabil Benabdallah fait donc de ce chantier une priorité. Et il n’est pas le seul. Le Maroc est obligé d’adopter rapidement cette démarche s’il veut améliorer son classement dans le prochain doing business, un rapport élaboré annuellement par la Banque mondiale sur le climat des affaires du pays. D’ailleurs, la circulaire signée par le ministre évoque clairement l’objectif d’asseoir « un environnement des affaires attractif ». Voilà qui est dit !
Mais il n’y a pas que le regard des organisations mondiales qui compte. Le monde de la finance est directement concerné par l’assouplissement des procédures administratives dans le BTP, un secteur qui représente un encourt bancaire de 68,8 milliards de DH. Selon des sources concordantes, si le décret entre en vigueur, les délais de conclusion des chantiers pourront être réduits d’une année, soit le tiers des délais actuels.