Contrairement au mois de mars, où arrivées et nuitées ont augmenté sans générer de hausse des recettes – on a même enregistré une baisse de 5% par rapport à la même période de 2012 -, les résultats du mois d’avril font état d’une légère augmentation des recettes – engendrée par une hausse de 4,5% des nuitées – avec une baisse de 3% des arrivées.
La baisse des arrivées, qui sont passées de 774.000 en avril 2012 à 754.000 en avril 2013, s’explique, en grande partie, par le décalage des vacances de Pâques d’avril 2012 à mars 2013. Le taux d’occupation dans les établissements d’hébergement touristique classés est en augmentation de 2 points par rapport au mois d’avril de 2012, passant de 61 à 63 %, taux que la plupart des professionnels juge satisfaisant, et de 7 points par rapport au mois de mars dernier.
La France, le premier marché émetteur, a enregistré une baisse de 3% par rapport à avril 2012. La Belgique et la Hollande, deux marchés traditionnels de poids, ont accusé aussi une baisse de 1% et 2% respectivement. Les marchés en augmentation sont : les Etats-Unis (+19%), l’Allemagne (+17%) et l’Italie (+12%).
En revanche, si l’on prend comme référence les quatre premiers mois de 2012, à l’exception des recettes qui ont baissé de 0,5 %, tous les indicateurs, nuitées (+9%), arrivées (+2%) et taux d’occupation (+3 points) affichent une hausse significative.
Le deuxième trimestre continue sur une lancée prometteuse qui ne manquera pas de donner ses fruits si tous les projets prévus par la vision 2020 arrivent à voir le jour. Il faut rappeler, par ailleurs, que la crise contraint, de plus en plus souvent, les touristes – notamment ceux du marché local -, à se diriger vers l’informel, dont les recettes ne sont pas comptabilisées.