Ce programme, d'une durée minimale de deux ans, met à la disposition des banques des liquidités garanties notamment par des effets privés de cette catégorie d'entreprises, selon le conseil de la banque centrale qui a tenu mardi sa réunion trimestrielle.

Ce programme permettra de «donner plus de visibilité au système bancaire», a indiqué le gouverneur de la Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri dans un point de presse à l'issue de cette réunion.

«Nous avons élargi les critères d'éligibilité de ces TPME» (pour bénéficier des financements), a précisé M. Jouahri, ajoutant que le crédit sera porté de 15 millions de dirhams (MDH) à 50 MDH.

Les banques qui vont à contre-courant, seront pénalisées

 

Chaque banque a une possibilité de refinancement qui représente 10% de l'encours du crédit, a-t-il fait savoir, avertissant que les banques qui n'ont pas augmenté l'encours seront pénalisées de 0,5% point de base (pb) pour toute baisse de 1% d'encours.

La pénalisation pourra aller jusqu'à 150 pb, a-t-il insisté. «Nous sommes déterminés à suivre l'effort que font les banques (…) et de pénaliser celles qui ne vont pas dans le bon sens», a-t-il dit avec un ton ferme.

Le conseil de Bank Al-Maghrib a décidé de maintenir inchangé son taux directeur à 3%. Cette décision a été prise dans un contexte «caractérisé par une balance des risques équilibrée, sous l'hypothèse du maintien du dispositif actuel de compensation», a déclaré M. Jouahri.

Pour sa part, l'inflation devrait se situer, à l'horizon des six prochains trimestres, autour de 2,1% en 2013, en ligne avec l'objectif de stabilité des prix à moyen terme, et atteindrait 2,1% en 2013, 1,6% au troisième trimestre 2014 et 2% en moyenne sur l'horizon de prévision.