La décision de l'opposition (groupe Socialiste, groupe du Rassemblement national des indépendants, groupe Authenticité et modernité, groupe Constitutionnel et le groupement parlementaire du Parti travailliste) intervient en réaction à l'absence d'un consensus autour des points de divergence, dont la répartition du temps de parole.

Dans un communiqué conjoint publié lors de la précédente séance (31 mai), l'opposition avait insisté sur la nécessité de trancher définitivement trois questions, en l'occurrence «la consécration du droit de l'opposition à contrôler le gouvernement et à interroger son chef au sujet des questions essentielles et fondamentales intéressant le peuple marocain et revêtant un caractère d'actualité», «la distinction entre les séances mensuelle et hebdomadaire consacrées aux questions sectorielles» et «la démocratisation de l'usage du temps imparti à la séance en accordant à l'opposition le droit d'exprimer son point de vue, selon le statut que lui confère la Constitution, notamment son article 100».