Cette décision a été prise «après les scandales de WikiLeaks, les révélations de Snowden ainsi que les informations selon lesquelles le Premier ministre Dmitri Medvedev avait été écouté lors d'un sommet du G20 à Londres», explique au journal une source au sein du service. «Il a été décidé d'utiliser davantage de documents papier», selon la même source.
Interrogé par l'AFP, le service de presse du FSO s'est refusé à tout commentaire. Selon d'autres sources citées par le journal, les services spéciaux ainsi que le ministère de la Défense utilisent toujours des machines à écrire. «De point de vue de la sécurité, toute sorte de télécommunication électronique est vulnérable. On peut capter n'importe quelle information depuis un ordinateur», selon le député et ex-directeur du FSB (ex-KGB) Nikolaï Kovalev. «Le moyen le plus primitif est à privilégier: la main humaine ou la machine à écrire», a-t-il ajouté, interrogé par Izvestia.
L'ex-consultant du renseignement américain Edward Snowden, bloqué dans la zone de transit d'un aéroport moscovite depuis près de trois semaines, a fait des révélations fracassantes sur un programme américain de surveillance des communications mondiales.