Cette conjoncture est dûe principalement à la hausse de la circulation fiduciaire, au repli d'un mois à l'autre des réserves de change de Bank Al Maghrib (BAM) et à l'amélioration du compte du Trésor auprès de la Banque centrale.
Compte tenu de cette évolution et de la quasi-stabilité du montant minimum de la réserve monétaire, le besoin de liquidité des banques s'est situé à 60,8 milliards de DH, après 58,1 milliards de DH un mois auparavant, a indiqué BAM dans sa revue mensuelle de la conjoncture économique, monétaire et financière, publiée vendredi.
Par conséquent, le montant des injections de Bank Al-Maghrib a atteint 63 milliards de DH dont 43 milliards de DH à travers les avances à 7 jours, 14 milliards de DH par le biais des opérations de pensions livrées à 3 mois et 6 milliards de DH sous forme de prêts garantis, précise la revue.
Dans ces conditions, le taux interbancaire s'est situé à 3,03% en juin, soit une diminution de 2 points de base par rapport au mois précédent.
Pour leur part, les taux des bons du Trésor, émis sur le marché primaire, ont enregistré des baisses allant de 3 à 7 points de base, à l'exception du taux des bons à 15 ans qui a augmenté de 3 points de base.
S'agissant des taux créditeurs, le taux moyen pondéré des dépôts à 6 et 12 mois s'est établi à 3,71% en mai, en hausse de 4 points de base par rapport au mois précédent.
(Par MAP)