L’assassinat de Mohamed Brahmi plonge le pays dans une grande incertitude et une crise politique sans précédent.

Les principales forces d’opposition ont décrété la désobéissance civile pacifique et ont appelé à des manifestations dans tout le pays. Elles ont appelé à la dissolution de l’assemblée constituante ainsi qu’à un gouvernement de salut national.

Des heurts entre manifestants et milices pro-Ennahda ont été signalés, de source indépendante, hier soir.

Les obsèques sont prévues demain samedi, le défunt sera inhumé  à côté de Chokri Belaid.

Le gouvernement a promis des éclaircissements aujourd’hui :

-la lumière sur l’assassinat de Chokri Belaid

-les premiers éclairages au sujet de l’assassinat de Mohamed Brahmi.

Tunisie (2). Le gouvernement tunisien a échoué dans trois domaines :

-maintenir la sécurité, protéger le pays et la population ; la Tunisie est devenu un corridor de trafic d’armes de  la Libye vers l’Algérie et un immense dépôt de stockage d’armes.  Les jihadistes enrôlent ouvertement. Des accrochages entre groupes armés et armée ont lieu périodiquement. Le gouvernement et le Chef de l’Etat provisoire sont accusés de complaisance à l’égard du terrorisme et de la violence politique.

-gérer le pays ; l’échec de la gouvernance est patent, l’incompétence est totale : gestion des services publics, avoir une vision socio-économique, préserver ou rétablir les équilibres, ranimer le tourisme… dans tous ces domaines, c’est l’échec.

-préserver les libertés individuelles, assurer la transition.

Egypte. Journées à hauts risques, avec une forte mobilisation des pro et des anti-Morsi.

Le général Al-Sissi, puissant chef d’état-major et ministre de la Défense, a appelé le peuple égyptien à occuper « toutes les places dans toutes les villes » pour donner à l’armée un mandat pour combattre le terrorisme « actuel et  à venir ».

Il va sans dire que ce mandat ne vise pas les groupes jihadistes du Sinaï, contre lesquels l’armée est déjà engagée. Il annonce certainement une escalade contre les Frères musulmans.

De leur côté, les pro Morsi organisent une manifestation dans les grandes villes du pays.

Vivendi se désengage des jeux vidéo. Vivendi a annoncé vendredi avoir cédé un bloc de 49% du capital de l'éditeur de jeux vidéo Activision Blizzard pour 8,2 milliards de dollars (6,2 milliards d'euros), en partie pour renforcer son bilan, réduire sa dette et maintenir la notation de sa dette, annonce Reuters.

La cession de la majeure partie de sa participation dans l'éditeur de jeux vidéo est la deuxième grande transaction réalisée par Vivendi depuis le lancement l'an dernier d'une revue stratégique de ses activités et leur recentrage sur les médias.