La convention entre la ville de Casablanca et la chaîne arabe Rotana, annoncée le 29 juillet, a été signée aujourd’hui entre Mohamed Sajid, président du Conseil de la ville et Karim Abi Yaghi, directeur exécutif de Rotana Audio Visual. La chaîne diffusera les prestations des artistes et assurera la promotion de la ville.
« En vertu du contrat cadre signé aujourd’hui, Rotana est désignée partenaire du Festival de Casablanca 2013 et s’engage à faire bénéficier la ville de Casablanca de conditions préférentielles pour le booking des artistes Rotana et lui assure également la liberté des droits de retransmission sur les prestations des artistes Rotana au profit des chaînes nationales », indique le communiqué de presse.
Grâce à ce contrat, dont la durée effective est de trois ans, tacitement reconductible, tous les finalistes d’Arab Idol 2013, l’émission phare de Rotana, seront présents le 25 août au festival.
Le premier producteur et distributeur de musique arabe entend, par ailleurs, toujours dans le cadre de ce partenariat, produire quatre artistes marocains. Nous avons insisté pour connaître leurs noms, sans succès. « Je ne peux pas me prononcer sur le sujet étant donné que les négociations sont toujours en cours », nous répond Karim Abi Yaghi, qui tient absolument à faire de durer le suspense.
L’objectif premier de ce partenariat est celui d’assurer à la ville de Casablanca, par l’intermédiaire de son festival annuel, une grande visibilité à l’international en tant que destination. Tous les événements organisés en partenariat avec Rotana seront médiatisés à travers ses différentes chaînes.
Pour ce qui est du budget du festival, question que Mohamed Sajid a tenté d’esquiver à plusieurs reprises malgré notre insistance, nous avons fini par apprendre que le coût gravite autour de 20 millions de dirhams, dont la quasi-totalité provient des sponsors. Le président du Conseil de la ville précise, à toutes fins utiles, que « le budget de cette année est inférieur à ceux des éditions précédentes. » Cela paraît évident, lorsque l’on sait que, cette année, le site de Rachidi a été abandonné pour des raisons sécuritaires, souligne-t-on.