« Le rythme de la reprise dans les principales économies mondiales s’est amélioré au deuxième trimestre et la croissance devrait se maintenir aux mêmes taux au deuxième semestre », affirme l’Organisation de coopération et de développement économiques dans son « Évaluation économique intermédiaire », publiée pour la première fois.
À la veille du sommet du G20 de Saint-Pétersbourg (Russie), l’OCDE remet ainsi à jour ses prévisions économiques en date du 29 mai.
L’institution basée à Paris parle de « taux encourageants » de croissance pour l’Amérique du Nord, le Japon et le Royaume-Uni, et juge que « la zone euro dans son ensemble n’est plus en récession. » Dans sa publication, l’OCDE souligne toutefois que la reprise n’est pas « fermement établie », au vu notamment des « difficultés auxquelles font face certaines économies émergentes, en particulier celles ayant d’importants déficits courants. »
Rappelant que les turbulences que traversent certains pays, comme par exemple l'Inde qui a vu sa monnaie s'effondrer, reposent partiellement sur la crainte d'un tour de vis de la Réserve fédérale américaine (Fed), l'OCDE se fend d'un avertissement: «Il est nécessaire de continuer à soutenir la demande, y compris à travers des mesures de politique monétaires non-conventionnelles, pour réduire le risque d'un déraillement de la reprise».
L'OCDE estime certes qu'il serait approprié de réduire progressivement le rythme d'achat d'actifs de la Fed, mais enjoint la banque centrale américaine de garder des taux bas pendant un certain temps.
L'organisation fait même savoir à la Banque centrale européenne que des mesures supplémentaires pourraient être nécessaires pour relancer le crédit.
En dernier lieu, pour ce qui concerne les pays émergents dont les monnaies sont attaquées, l'OCDE estime qu'ils ne devraient en règle générale pas résister à la dépréciation de leurs devises, tout en gardant à l’oeil le risque d'une flambée de l'inflation.
(Avec AFP)