M. Maduro avait annoncé mardi qu’il se rendrait à Pékin du 21 au 24 septembre pour y rencontrer son homologue chinois Xi Jinping dans le but de «renforcer les relations stratégiques».

Le chef de la diplomatie vénézuélienne Elias Jaua a qualifié le refus des autorités américaines de survol d'«insulte». «Nous considérons (ce refus) comme une autre insulte de l’impérialisme nord-américain contre le gouvernement», a poursuivi M. Jaua, tandis que M. Maduro a parlé de «faute grave» de la part des Etats-Unis.

Le président vénézuélien a également accusé Washington de refuser la délivrance de visas à la délégation vénézuélienne pour l’Assemblée générale de l’ONU. «Personne ne peut interdire l’espace aérien à un avion transportant un président en visite internationale», a relevé M. Jaua.

Le ministre, qui doit accompagner M. Maduro, a déclaré espérer que les autorités américaines «corrigent l’erreur», qu’il a attribuée à des responsables de second rang.

De son côté, le président bolivien Evo Morales, un proche du gouvernement vénézuélien, a demandé «une réunion d’urgence» du Celac (Communauté des Etats latino-américains et caribéens, qui regroupe 33 pays) pour évoquer la décision américaine et réclamer le «retour immédiat» des ambassadeurs des Etats-Unis.

Washington et Caracas, qui n’ont plus d’ambassadeurs respectifs depuis 2010, entretiennent des relations diplomatiques particulièrement tendues.

Les gouvernements d’Hugo Chavez (1999-2013) et du nouveau président Maduro fustigent régulièrement des tentatives de déstabilisation du pays par une opposition bénéficiant de soutiens aux Etats-Unis.

(Par AFP)