L’objectif pour le groupe, qui a encore perdu 1,3 milliard d’euros l’an dernier, est de réduire ses coûts d’un milliard d’euros, afin de retrouver «le chemin de la rentabilité», selon son communiqué.

Ce plan, largement dévoilé la veille par la presse, s’accompagne de mesures pour réorienter la recherche du groupe vers les technologies «du futur»: réseaux internet, informatique dématérialisée («cloud») et accès à très haut débit.

Les technologies «du futur» devraient ainsi représenter 85% des dépenses de recherche du groupe d’ici 2015, contre 65% actuellement, alors que les budgets alloués aux technologies «en fin de vie» seront réduits de 60%, précise le groupe.

Ce plan aura des conséquences sociales «importantes», reconnaît le groupe, d’autant qu’il entend simultanément aligner ses dépenses administratives sur «les standards» de la profession.

Alcatel-Lucent va ainsi supprimer 10.000 postes nets d’ici 2015, dont 4.100 en Europe-Moyen Orient-Afrique, 3.800 en Asie-Pacifique et 2.100 sur le continent américain.

En France, l’entreprise franco-américaine entend recentrer ses activités sur ses sites de Villarceaux (Essonne) et de Lannion (Côtes-d’Armor). Le groupe envisage de supprimer 900 postes dès 2014, auxquels s’ajouteront 900 autres postes qui feront l’objet de redéploiements internes et externes.

(Par AFP)