En Chine, premier marché automobile mondial, les ventes de Ford s’affichaient en hausse de 51% sur les neufs premiers mois de l’année à 647.849 véhicules, a affirmé auprès de journalistes David Schoch, vice-président du groupe pour la région Asie-Pacifique.
Les ventes accélèrent notamment grâce «aux nouveaux produits que nous avons lancés en Chine», a-t-il souligné.
Le deuxième constructeur américain prévoit de doubler sa part de marché en Chine à près de 5% d’ici la fin de cette année, comparé à 2,5% en 2012, a-t-il ajouté.
Les résultats du groupe sont pour l’instant tirés par l’Amérique du Nord. Au dernier trimestre, la région Asie a réalisé un bénéfice de 177 millions de dollars, contre une perte de 66 millions un an plus tôt.
M. Schoch a admis que Ford avait pris du retard sur le marché asiatique car jusqu’en 2010, il était en difficultés et tentait de se réorganiser face à une grave crise du secteur, à laquelle s’est ajoutée la crise financière, amorcée en 2007.
General Motors, le numéro un américain du secteur, a été beaucoup plus rapide à se lancer en Chine et devrait vendre trois millions de véhicules, rien que dans ce pays cette année.
Ford, qui construit actuellement des sites de fabrication en Chine, en Inde et en Thaïlande, a récemment déplacé son siège régional à Shanghaï.
Ces usines devraient faire grimper la capacité régionale de Ford à 1,9 million d’unités, soit bien au-delà de ses ventes actuelles. Le constructeur avance aussi dans la construction de six nouvelles usines d’assemblage dans la région, y compris quatre en Chine.
Sa capacité totale de production devrait donc monter à 2,9 millions de véhicules d’ici 2015.
Les ventes annuelles de véhicules devraient atteindre 32 millions d’unités en Chine d’ici la fin de la décennie, plus qu’en Europe et aux Etats-Unis combinés, a fait valoir M. Schoch.
Ford anticipe aussi des ventes mondiales de 109 millions d’unités en 2020, contre 82 millions en 2013.
(Avec AFP)