L'accident le plus grave a été enregistré jeudi sur l'autoroute est-ouest au niveau de la ville de Bouira, lorsqu'un conducteur d'un autocar de transport de voyageurs a perdu le contrôle de son véhicule avant de chuter dans un ravin. Quatre passagers ont été tués et 17 autres blessés.

Si les services de sécurité algériens affirment à chaque fois que le facteur humain est à l'origine des drames sur les routes du pays, des médias attribuent cette hécatombe routière également à l'absence de contrôles efficaces sur le terrain, dans la mesure où les barrages fixes dressés par la gendarmerie algérienne "ne servent pas à grand-chose, si ce n'est qu'à créer des bouchons".

Les routes algériennes sont classées parmi les plus meurtrières dans le monde avec une moyenne de douze morts par jour, selon des chiffres officiels.

En 2012, l'hécatombe routière a fait 4.447 morts et 69.141 blessés, la gendarmerie et la police attribuant 80 pc des accidents de la route "au facteur humain et à l'excès de vitesse".

Durant Ramadan dernier, le mois de référence pour l'année en cours, les routes algériennes ont été particulièrement meurtrières avec plus de 500 victimes et quelque 5.000 blessés, d'après les bilans cumulés des différents services de sécurité.

Plusieurs voix s'étaient alors élevées pour demander que cesse "le carnage" sur les routes, qui cause d'innombrables drames humains et des pertes considérables aux assureurs.

(par la MAP)