Trois membres du conseil national de l’Istiqlal, Abdelouahed El Fassi, Abdelhak Tazi et Latifa Bennani Smirès pourraient être forcés à démissionner par la grâce d’une disposition statutaire. Cette dernière énonce et prévoit qu’est «considéré comme démissionnaire tout membre du conseil national absent 3 fois de suite des réunions dudit conseil». Hasard du calendrier ou pas, cette disposition tombe à pic pour exclure les contestataires de Bila Hawada des rangs de l’Istiqlal.
Coïncidence que relève notre confrère Le Matin du Sahara dans son édition de jeudi.
Personne de l’Istiqlal ne veut prendre le risque de confirmer ou d’infirmer cette possibilité à Médias 24. Mais les dirigeants que nous avons contactés attestent l’existence de cette disposition statutaire. Sous couvert d’anonymat, un membre important du courant Chabat affirme qu’elle a été adoptée à l’unanimité bien avant les guerres intestines qui minent le parti et qu’il ne faut donc pas s’étonner ou s’émouvoir outre-mesure de sa probable application aux susnommés.
Le Dr El Fassi n’est pas surpris pour autant même s’il trouve étrange que dans le passé, son parti n’a jamais appliqué à la lettre ses dispositions statutaires. Il affirme que c’est un prélude à une exclusion en phase avec l’air du temps et avec le torrent d’insultes que ses partisans reçoivent quotidiennement et qu’en quelque sorte l’occasion fait le larron. Il confie que s’ils doivent être exclus, ce ne sera pas de l’Istiqlal mais de l’Istiqlal de Chabat ce qui ne semble pas sonner de la même manière à ses oreilles.
La récente prise en compte par la Cour d’appel du recours en invalidation de l’élection de Hamid Chabat déposé par Bila Hawada a développé les hostilités avec la maison-mère qui a semble t-il décidé de faire le grand ménage par le vide.