Après la Chine la semaine dernière, le Premier ministre effectue un nouveau déplacement à haute teneur économique. Il sera à Alger lundi, avant de se rendre à Oran le lendemain. Pas moins de neuf ministres, dont Manuel Valls (Intérieur), Arnaud Montebourg (Redressement productif) et Vincent Peillon (Education), l'accompagneront. « Le président de la République a effectué une visite en décembre 2012 qui a permis de relancer les relations, il avait prononcé des discours importants sur la volonté de la France d'avoir une relation apaisée avec Alger », rappelle un conseiller de M. Ayrault.

La visite de M. Hollande avait notamment débouché sur l'installation d'un « mécanisme de suivi, l'instance gouvernementale de haut-niveau qui est présidée par les deux Premiers ministres » algérien et français. Le déplacement de M. Ayrault va ainsi permettre de réunir pour la première fois cette « instance », explique-t-on à Matignon. « Cela peut paraître un peu formel, mais c'est très utile, ça donne une impulsion à des dossiers qui trainent parfois depuis des mois », explique-t-on dans l'entourage de M. Ayrault. « Il y a eu un effort considérable pour structurer dans tous les domaines cette relation franco-algérienne ». Le chef du gouvernement débutera son déplacement par une halte au Monument du Martyr, érigé en mémoire des combattants algériens tombés pour l'indépendance du pays. Mais le reste de la visite sera clairement axé sur les échanges économiques entre les deux pays.

(Avec AFP)