Abdelilah Benkirane paraissait bien amer en présidant ce week end une réunion du comité central de la Jeunesse de son parti le PJD.
Une partie de son allocution a été réservée à ses "ennemis" et à l'Istiqlal vis-à-vis duquel il a durci le ton. Il a également fustigé une presse (celle qui le critique) traitée de vendue.
"On ne nous a jamais fait de cadeaux" a-t-il dit, donnant l'exemple d'un rendez vous qu'il a demandé à "un ami", l'ancien ministre des Habous, qui a fini par le recevoir en… 1990.
Le référentiel religieux était omni présent et il a conseillé à ses troupes, à plusieurs reprises, de ne jamais perdre de vue ce référentiel moral. A la fin, on l'a vu didactique, faisant la leçon de la chose économique et insistant sur l'importance des "équilibres macro économiques".