Cette tendance a été confortée par la stabilité politique et sociale du Royaume et son climat favorable aux affaires, malgré la conjoncture régionale défavorable due aux événements du "Printemps arabe", a-t-il indiqué, rappelant les différentes stratégies intégrées élaborées par le Maroc et donnant un aperçu sur les divers projets d'infrastructures.

Abordant le financement des projets, M. Boulif a estimé que lorsque les projets sont bien étudiés et jugés réalisables et rentables, la mobilisation des financements nécessaires à leur mise en œuvre ne pose pas de problèmes majeurs, citant à ce titre des IDE dans les secteurs de la construction automobile, l'industrie aéronautique et les énergies renouvelables.

Par ailleurs, le ministre, qui n'a pas manqué de signaler la nécessité de passer à l'acte afin de doter l'ensemble des pays africains des infrastructures nécessaires au développement du continent, a insisté sur deux principes importants qu'il faudrait prendre en considération.

Il s'agit, a-t-il précisé, d'assurer la complémentarité entre les pays africains en matière de programmation et de réalisation des projets d'infrastructures et de privilégier l'Afrique concernant l'attribution de marchés publics à travers des appels d'offre internationaux.

M. Boulif représente le Maroc aux travaux du Forum international "Build Africa" qu'abrite actuellement Brazzaville.

Le Forum "Build Africa" a pour but de permettre les échanges de réflexion, le rapprochement d'expertises, d'innovations et d'expériences visant à rendre compétitif le continent africain face aux multiples défis. Des échanges et des analyses permettront de répondre à une problématique au cœur des politiques publiques: "comment stimuler, soutenir et construire le développement socio-économique à partir de nouvelles infrastructures ?".

(Avec MAP)