Le numéro un mondial du secteur a expliqué qu'il allait stopper d'ici à la fin 2017 ses chaînes d'assemblage d'Altona dans la banlieue de Melbourne (sud-est). Un coup de massue pour l'Australie. « Rien de ce que nous pourrons dire ou faire ne pourra limiter l'anéantissement de tant de personnes », a déclaré le Premier ministre Tony Abbott. Attendu en avril au Japon, il affirmé qu'il avait tenté jusqu'au bout de faire changer d'avis Toyota. « Mais, a-t-il ajouté, l’important c’est de se rappeler que si des entreprises ferment d'autre ouvrent et que si des emplois meurent d’autres naissent. Il y aura des jours meilleurs ».

Le PDG du groupe japonais, Akio Toyoda, a fait valoir que Toyota « espér(ait) pouvoir continuer de produire en Australie ». « Mais nous sommes contraints de prendre cette décision difficile car ce marché est soumis à une compétition très intense, le dollar australien est très vigoureux et, en outre, l'ensemble de la production d'automobiles en Australie est en train de diminuer », a-t-il expliqué.

Akio Toyoda a parlé de « crève-cœur » en s'adressant à des journalistes australiens via un interprète. Pour le dirigeant de l’opposition australienne Bill Shorten, cette annonce signifie purement et simplement « la mort de l’industrie automobile en Australie ». Le syndicat des Travailleurs du secteur automobile australien AMWU a de son côté estimé que le retrait annoncé pourrait engendrer une possible récession en Australie, où l’économie traverse une passe difficile après s'être reposée pendant une décennie sur les industries d'extraction minières.

(Avec AFP)