Cette brutale dégradation, supérieure aux anticipations des analystes, porte le déficit des comptes courants turcs à près de 8% du produit intérieur brut (PIB). Elle a pour principale origine la dégradation du déficit commercial du pays, a précisé l'institution monétaire dans ses statistiques annuelles. Le gouvernement islamo-conservateur du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, au pouvoir depuis 2002, a annoncé son intention de réduire le déficit courant à 5,5% du PIB à l'horizon 2016, contre une prévision de 7,1% pour 2013.Ce déficit annuel est le deuxième plus important enregistré par la Turquie après celui de 2011, d'un montant de 75 mds USD.
La publication de cette statistique intervient sur fond de faiblesse de la livre turque et de craintes sur une réduction de la croissance économique du pays. Le président de la banque centrale, Erdem Basci, s'est toutefois dit optimiste jeudi et a parié sur une réduction « considérable courant 2014 » du déficit.
(Avec AFP)