« Tous les leviers de croissance sont à l'œuvre » pour dégager « tout le potentiel de nos actifs » cette année, a assuré le PDG Bruno Lafont, lors d'une conférence téléphonique après la publication des résultats annuels du groupe. « Nous abordons 2014 avec une détermination et une confiance renforcées », a-t-il ajouté, tablant sur une « croissance globale comprise entre 2 et 5% » de la demande de ciment, « soit une bonne progression par rapport à ce que nous avons connu depuis 2008 ».
Le patron du cimentier français s'attend à ce que la croissance du groupe soit soutenue cette année par la poursuite de la reprise aux Etats-Unis et le « dynamisme » des pays émergents. Et il anticipe également une stabilisation de la demande en Europe, qu'il n'hésite pas à présenter comme « un énorme progrès par rapport aux années précédentes ». Des perspectives qui l'ont conduit à confirmer les objectifs 2014 du groupe: réduire son endettement à 9 milliards d'euros, avec un an d'avance sur le programme prévu, et générer 600 millions d'euros d'excédent brut d'exploitation (Ebitda) additionnels. Même si les indicateurs sont au vert en ce début d'année, Lafarge est toujours affecté par les taux de change de l'euro, par rapport au dollar et aux monnaies des pays émergents. « Leur impact sera encore significatif en 2014, notamment en début d'année », a anticipé M. Lafont. L'an dernier, les effets de change ont eu un impact de 6% sur le chiffre d'affaires, qui a cédé 4% à 15,2 milliards d'euros. A taux de change constants, les ventes du groupe ont gagné 2% en 2013.
(Avec AFP)