Les participants discuteront, au cours de cette rencontre de deux jours, notamment des obstacles qui freinent l'essor de l'utilisation du vélo au Maroc et formuler des propositions concrètes et cohérentes à l'usage des collectivités locales pour développer l'utilisation du vélo.

Les mobilités douces (marche à pied et vélo) restent les parents pauvres des politiques publiques qui ne prennent pas assez en compte l'importance de la marche à pied (65% de la mobilité quotidienne) ou les avantages du vélo comme mode de déplacement accessible, non subventionné par la caisse de compensation, performent, économe en ressources et non polluant, indiquent les organisateurs.

La rencontre sera ouverte sur les expériences européennes qui présentent des différences physiques tant sur les formes urbaines ou des conditions climatiques, expliquent les organisateurs. Elles seront associées à la réflexion sur des questions précises, comme la nécessité d'un cadre juridique et d'une stratégie nationale du vélo, l'importance de l'urbanisme et des règles d'aménagement pour favoriser son développement, le rôle du vélo dans le périurbain, ou la contribution du vélo au développement touristique.

A l'ouverture du séminaire, le vice-président de la commune urbaine de Kénitra, Rachid Belmkissya, a indiqué que sa commune est en train de préparer un plan de déplacement urbain, d'où la nécessité impérieuse, a-t-il dit, d'avoir une approche prospective pour des villes intermédiaires comme Kénitra.

De son côté, le président de l'AMEV, Tariq Kabbaj, qui est également président de la commune urbaine d'Agadir, a estimé nécessaire de promouvoir l'image du vélo, un moyen de transport rapide en milieu urbain, en repensant le mode de déplacement dans les villes marocaines, en prenant en considération, dans les projets d'aménagement urbain, des pistes cyclables sécurisées et en édictant des loi susceptibles de favoriser son utilisation.

Le mode de déplacement en vélo au niveau des agglomérations marocaines, a-t-il dit, est très insignifiant avec moins de 1%, par contre dans les campagnes le vélo est plus utilisé.

Les conclusions de ce séminaire, organisé par l'Association Marocaine pour des Eco-Villes (AMEV), en partenariat avec le Réseau coopération des villes et des municipalités (CoMun) et la Fondation Hanns Seidel, vont nourrir le travail d'un groupe restreint, qui va préparer un avant projet du plaidoyer de l'AMEV pour le développement du vélo.

Le directeur exécutif de l'AMEV, Mahdi Gouadi a annoncé la participation pour la première fois du Maroc à la conférence internationale de velo-cité, rassemblant les grande villes dans le monde très en avance sur le vélo, et l'organisation d'une vélo-parade dans les communes membres de l'AMEV le dimanche 20 avril.

Plusieurs tables rondes animées par des Marocains et des étrangers sont programmées. Les thèmes choisis portent notamment sur la nécessité d'une stratégie nationale qui fixe un cadre légal et des politiques institutionnelles, l'économie du vélo et le progrès social, la prise en charge du stationnement et les risques de vols, le vélo en tant qu'outil au service du développement touristique et de la citoyenneté, en tant qu'enjeu de sécurité routière et en tant que facteur de santé publique et de progrès environnemental.

(Avec MAP)