Derrière cette faible progression, plusieurs éléments se combinent.
D’abord, la progression des créances en souffrance des sociétés de crédit ont sensiblement augmenté ces six dernières années. Elles représentent aujourd’hui un dixième de l’encours global, soit plus de 4 milliards de DH.
Même si le taux de couverture par provisions de ce risque, avoisinant les 78%, reste solide, rien n’indique pour l’instant que celui-ci va s’améliorer. Les conditions d’octroi des prêts durcissent de plus en plus, tirant vers le haut le taux de refus et augmentant les délais de traitement des dossiers de demande de crédit.
Aussi, par effet d’éviction, les prêts octroyés par les établissements bancaires s’apprécient rongeant les parts de marché des 35 sociétés de crédits à la consommation.

Profit warning et faibles perspectives
Les sociétés de financement ne se font pas d’illusions quant à leurs perspectives.
Eqdom, qui a émis un profit warning sur les résultats de 2013, a fini l’année par une chute de son produit net bancaire de 16%.
Vivalis (ancien Assalaf Achaabi) a également vu son chiffre d’affaires en baisse de 8%. Ces deux sociétés phares du marché ont vu leur production stagner pour la première fois en 10 ans.
La forte concurrence produits bancaires mettant la pression sur les marges des sociétés de financement poussera inévitablement celles-ci à investir dans l’innovation et le marketing. C’est ce qui ressort de la communication financière d’Eqdom par exemple.
La filiale de Société générale affirme qu’elle s’activera sur le terrain commercial en 2014. Elle prévoit aussi de mettre en place de nouveaux produits pour préserver ses acquis sur le marché, à l’instar de solutions m-banking.