Selon le management de la Banque marocaine de commerce et d’industrie (BMCI), la hausse des frais de gestion de l’établissement ainsi que ses filiales ont eu un impact négatif sur les revenus de celui-ci. Ainsi, les investissements réalisés pour le développement du réseau commercial, à travers l’ouverture de 22 nouvelles agences, le recrutement de nouveaux collaborateurs (335) ainsi que le développement du système d’information ont coûté à la banque près de 1,5 milliard de DH. Un coût en hausse de 5,4% par rapport à 2012.

En outre, à cause de la petite santé de l’activité crédit qui connaît un resserrement général de l’étau autour des demandeurs de prêt ainsi qu’un durcissement des procédures, la banque à décaissé 3,4% de moins que l’année d’avant. Quant aux dépôts, ils n’ont pu évoluer que de 2% pour s’établir à 39,9 milliards de DH. Par conséquent, le produit net bancaire (PNB) s’inscrit en légère baisse de 0,9%. A fin décembre, il s’établit à 3,1 milliards de DH.

Connue pour sa bonne maîtrise de la contentialité et ses ratios prudentiels au-dessus de ceux du marché et de la réglementation, la BMCI a vu son coût du risque augmenter de 27,9% à 588 millions de DH. “La première origine des créances en souffrance est la clientèle corporate”, affirme le management de la banque.

Sans donner d’indicateurs d’activité, le président du directoire de la banque, Laurent Dupuch, a expliqué que l’activité banque assurance, notamment sur le segment Vie, sera essentielle dans les perspectives à court et moyen-terme de la banque, à travers une stratégie d’accompagnement des clients tout au long de leur parcours. M. Dupuch a laissé entendre que de nouveaux produits retraite pourraient bien voir le jour.

BMCI dont le cours à la Bourse de Casablanca évolue autour de 800 DH, distribuera un revenu par action de l’ordre de 30 DH. Un montant de 265 millions de DH remontera donc à son principal actionnaire, sa maison-mère BNP Paribas.