Diffusé par TV Laayoune mardi 8 avril, le communiqué intitulé « numéro 1 » du mouvement de la « jeunesse pour le changement » a été lu par un jeune accompagné de 3 autres protestataires. Ces jeunes qui témoignent à visage caché avec en arrière plan des pancartes demandant le changement annoncent la création officielle d’un mouvement de jeunes pour le changement à Tindouf.

Ils dénoncent les violations flagrantes des libertés publiques et individuelles dans ces camps de la honte. Déplorant le manque de liberté de mouvement et d'expression, ils s’insurgent contre la répression des activistes protestataires menée par un certain Krikaou, chef de la sécurité des camps qui serait rémunéré par la Sécurité algérienne.

Ils tiennent à informer  le public sahraoui et l’opinion internationale des « méfaits perpétrés par le criminel Krikaou et par ses bandes criminelles contre la jeunesse sahraouie ».

Pour se défendre contre les agissements violents des sécuritaires du Polisario, ils annoncent la création de sections de défense regroupant toutes les composantes de leur campement à Tindouf.

Ils affirment que de nombreux cadres sahraouis dont des gendarmes, des policiers et des militaires se sont ralliés à leur cause pour dénoncer le climat de peur qui règne dans les camps de réfugiés sur le territoire algérien tenus par leurs affidés du Polisario.

Assurant vouloir mettre fin aux pratiques inhumaines des frontistes, ils dénoncent l'exploitation sous toutes ses formes qui a cours dans les camps de réfugiés. Ils énumèrent pêle-mêle le détournement des aides humanitaires alimentaires, l’exploitation sexuelle des femmes sahraouies et la politique systématique d'affamement des populations réfractaires aux thèses des séparatistes.

En dénonçant ces abus, ils annoncent avoir décidé de se mobiliser partout pour y mettre un terme et promettent l’expansion de leur activité contestataire aux autres camps de réfugiés.

Rappelons que ce énième témoignage des Sahraouis qui se disent séquestrés par le Polisario s’ajoute à ceux de réfugiés qui avaient brandi pour la première fois le drapeau marocain au sein des camps et d’hommes et de femmes assurant vivre un calvaire dans la ville algérienne de Tindouf.