Selon la presse algérienne, les premiers résultats du vote d’hier donnent une «victoire totale» de Abdelaziz Bouteflika, largement en tête à Alger, Annaba, Constantine, Sétif et bien d’autres wilayas.

Les résultats du scrutin ont été fortement contestés par son adversaire, l’ex Premier ministre Ali Benflis, en raison de suspicion de fraudes massives.

C'est "un rendez-vous manqué avec le changement et le renouveau", a annoncé à 23 heures, Ali Benflis, l'homme qui voulait abattre Abdelaziz Bouteflika et qui promettait d'entrer dans l'Histoire en provoquant un deuxième tour.

"Je condamne avec force le recours à une fraude massive pour perpétuer le régime en place. J'annonce à toutes les concitoyennes et à tous mes concitoyens que je ne saurais sous aucune forme et en aucune circonstance, accepter les résultats qui découleraient de cette entreprise frauduleuse. Je m'opposerai, de toute mon énergie, à ce coup de force électoral, et à cette fin, j'utiliserai tous les moyens politiques pacifiques ainsi que toutes les voies légales à ma disposition pour que prévale le choix souverain de notre peuple," a déclaré Ali Benflis.

Une coalition de 5 partis de l’opposition a boycotté les élections.

Cette même fraude a poussé beaucoup d’Algériens à boycotter les élections. Le taux de participation a été de 51,7% en net recul par rapport à 2009, avec 74%.

A Kabylie, le taux de participation a été le plus faible. Des émeutes, dispersées par la police à l’aide de grenade à lacrymogène, ont éclaté dans la journée du jeudi pour perturber les élections.    

Dans la wilaya de Bouira, des jeunes « démocrates » ont essayé d’empêcher par la force le scrutin, qui a été sérieusement perturbé. De violents affrontements ont éclaté entre manifestants et les éléments de la gendarmerie nationale.

Huit centres de votes ont été la cible des actes de saccage dans les communes de Mechedellah, Haizer et Saharidj à l’Est de la wilaya de Bouira.

Selon le journal électronique Algerie1, on dénombre une soixantaine de blessés parmi les manifestants et forces de l’ordre. Les autorités ont remplacé des urnes saccagées dans deux centres de vote au village Raffour (Mechedellah).

(Avec Agences)