"Andalouses, les portes de l’exil" est un roman riche en émotions et en informations. Il raconte l’histoire d’hommes et surtout de cinq femmes expulsés de leur patrie, l’Espagne, à l’orée du 17e siècle, et qui s’installèrent au Maroc, dans l’actuelle Rabat. Leur crime fut de vouloir garder leur foi musulmane et rester attachés à leur patrie.
Repoussés par le pays d’accueil, ils arrivèrent à s’y intégrer par leur savoir-faire, leur sens politique et économique, notamment l’activité de course maritime. Ils arrivèrent à structurer la société marocaine, surtout celle de Rabat. Ils furent des acteurs dans une société traversée par une lutte d’intérêts qui déterminait des al- liances qui se faisaient et se défaisaient en fonction aussi d’un contexte national et international mouvant.
Le livre parle de cette aventure et porte un double message, celui de la tolérance et de l’ouverture sur l’autre. Il met en scène des êtres, victimes de l’arbitraire d’une société repliée sur elle-même, où le paraître et les préjugés entravent toute possibilité d’épanouissement individuel et, partant tout progrès social.
Paru chez Casa Express éditions, "Andalouses, les portes de l’exil" est le fruit de recherches portées par l’intérêt de l’auteur pour l’histoire du Maroc, de Rabat, et enfin de sa propre famille.
Abdeljouad Jorio, ancien professeur d’économie, à l’École nationale d’administration de Rabat, est actuellement consultant au Maroc auprès d’organisations nationales et internationales.