Les deux candidats sont âgés de soixante ans.

Abdelfattah Sissi est fils de petit commerçant. Son père tenait une échoppe de souvenirs destinés aux touristes, dans le quartier emblématique de Khan Khalili.

Ce militaire, nommé ministre de la Défense par le président élu Mohamed Morsi, a déposé ce dernier  début juillet 2013. Il l’a fait à l’issue de plusieurs semaines de protestation populaire qui avaient paralysé l’Egypte mais il s’agissait néanmoins d’un coup d’Etat, car Morsi, rejeté par une grande partie du peuple, avait été élu à la régulière en 2012.

Sissi a été formé d’abord à l’académie militaire égyptienne puis dans une académie militaire britannique et enfin dans une école supérieure de guerre aux Etats-Unis.

Au cours de sa campagne électorale, Sissi a annoncé que s’il est élu, ce qui est probable, les Frères musulmans ne seraient plus tolérés, sous quelque forme que ce soit.

Il est considéré comme un conservateur nationaliste. Sa religiosité ne l’a pas empêché de devenir le plus farouche ennemi des Frères musulmans. Il est appuyé par les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite.

 

 

 

Hamdine Sabahi, le second candidat, est ouvertement laïc, porteur d’un projet de société libéral à l’anglo saxonne : libéralisme politique et économique.

C’est un poète devenu journaliste puis homme politique.

Il a été de tous temps opposant au régime Sadate puis au régime Moubarak. Il a été candidat aux élections de 2012 où il s’était classé troisième. Il s'téiat opposé à la signature des accords de Camp David.