"L'impact a vraiment été énorme, tant sur le plan physique, en termes de victimes, de blessés, ou d'infrastructures endommagées, que sur le plan émotionnel et psychologique", a souligné la responsable onusienne lors d'une conférence de presse au siège de l'Onu, citant notamment "l'effet déstabilisateur du sentiment de l'absence d'un endroit sûr à Gaza".
Mme Ironside a fait savoir qu'au moins neuf enfants palestiniens ont été tués dans les dernières 48 heures, portant à 469 le total des enfants tués depuis le début de l'offensive israélienne en juillet.
En outre, plus de 3.000 enfants palestiniens ont été blessés, a-t-elle ajouté, au moment où le bureau Unicef-Palestine a annoncé que 219 écoles ont été endommagées par les frappes aériennes et les bombardements, dont 22 complètement détruites.
Près de 280.000 personnes ont cherché refuge dans 83 écoles relevant de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA).
"Les enfants ont besoin de ce sentiment de sécurité", a-t-elle relevé, faisant observer que 50 psychologues et conseillers de l'Unicef travaillent à Gaza pour aider ces enfants touchés par la violence.
Les équipes de l'Unicef ont pu venir en aide à 3.000 enfants, mais les besoins sont "énormes", étant donné que les parents se trouvent eux-mêmes dans un état de traumatisme, a indiqué Mme Ironside, soulignant que 373.000 enfants palestiniens ont besoin aujourd'hui d'"assistance psycho-sociale immédiate".
Evoquant la rentrée scolaire 2014-2015, la responsable onusienne a déclaré que celle-ci fait face à de nombreux défis qui varient entre la reconstruction des écoles détruites et la récupération de celles utilisées comme abris, et l'assistance psychologique aux enseignants pour leur permettre d'assurer un environnement accueillant aux enfants traumatisés.
Par ailleurs, Mme Ironside a estimé que la reconstruction des 17.000 habitations détruites lors de l'actuelle offensive pourrait nécessiter jusqu'à 18 ans.
(Avec MAP)