Chaleureusement applaudies par un public de tous les âges, ces exhibitions sont la principale attraction du festival qui vise en premier lieu à préserver l'art séculaire de la Tbourida, tout en le mettant au service du développement  social et humain.

Des centaines de cavaliers, représentant plus de 30 sorbas des différentes régions du Maroc, se succèdent fièrement sur la Place Mehrek, affichant leur élégance sur leurs magnifiques montures et exécutant avec grâce et adresse des  gestes où maniement habile des fusils et synchronisation des tirs sont les maitres mots.

Simulant un assaut militaire de cavalerie, ils terminent leur course en apothéose, tirant un coup de fusil en l'air, au même moment, pour n'entendre qu'une seule détonation.

Les tirs et les pas de course sont exécutés différemment par chaque sorba, selon les techniques de la région qu'elle représente, explique El Arbi Hachoumi, un cavalier de la ville de Zaouiat Cheikh (province de Béni Mellal), en marge de sa participation au festival de Tbourida de Bouznika, soulignant qu'il a été initié depuis son jeune âge par sa famille à cet art traditionnel qui se transmet de génération en génération.

Le cheval, de son côté, est l'autre grand protagoniste de la Tbourida, très pratiquée en milieu rural pour célébrer les fêtes nationales et religieuses.

Organisé en partenariat avec la municipalité de Bouznika, la Préfecture de la province de Benslimane et la Société royale d'encouragement du cheval, le festival de Tbourida ambitionne aussi de sensibiliser la population locale aux gestes de citoyenneté et de favoriser le développement socio-économique de la région.

(avec MAP)