La radio France Info annonce que des circuits parallèles se mettent en place pour permettre aux producteurs français de fruits et légumes de contourner l'embargo russe. Elle donne l'exemple du Maroc, qualifié de "cheval de Troie".

Médias 24 a appelé différents exportateurs marocains pour essayer de savoir si de telles pratiques sont réellement en train de se mettre en place.

Un opérateur très connu nous a signalé avoir reçu des propositions de la part de producteurs européens, qu'il a déclinées. Un autre nous a répondu: "il s'agit d'une fraude, personne ne peut accepter de le faire. De plus, cela entacherait l'image de l'origine Maroc". Un troisième renchérit: "c'est impossible à mettre en place, il ne s'agit pas d'un simple changement d'étiquette. Il y a beaucoup de formalités, il faut importer la marchandise, puis la réexporter et la doter non seulement d'un faux emballage, de fausses étiquettes mais aussi de faux certificats d'origine. Et ne pas oublier que les produits sont périssables".

Au final, la mise en place d'un circuit parallèle passant par le Maroc apparaît comme peu plausible et, dans le meilleur des cas, marginale.