A ce jour 2.300 personnes ont déjà perdu la vie en raison du virus, dont plus de 1.220 au Libéria. La Sierra Leone a décidé de mettre sa population en quarantaine du 18 au 21 septembre prochains. Un vaccin définitif n’est pas attendu avant le mois de novembre prochain.

Aux Nations Unies, mercredi 10 septembre,  le ministre libérien de la Défense a indiqué que « l’existence du Libéria est gravement menacée ». Plusieurs pays ont bouclé leurs frontières, comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal avec la Guinée. Hormis la Royal Air Maroc, la majorité des compagnies aériennes internationales ne desservent plus Freetown, Monrovia ou Conakry.

L’étude des chercheurs d’Oxford développe un modèle qui part de la présence des germes transportés par les chauves-souris dans toute la zone de l’Afrique centrale qui comprend la forêt équatoriale. Le point de départ est constitué de tous les cas d’Ebola recensés entre 1976 et 2014.

Les animaux qui se déplacent peuvent infecter d’autres chauves-souris et d’autres animaux comme les singes et les oiseaux, quoique tous les germes transportés n’impliquent pas automatiquement la transmission du virus.

Le risque d’extension de l’épidémie apparait à travers le fait que la viande de chauves-souris et de singes est consommée par les humains dans certaines régions d’Afrique centrale où le virus Ebola a été identifié.

Aujourd’hui, outre la Sierra Leone, le Libéria, la Guinée et le Nigéria, des cas ont été signalés  au Congo, en Côte d’Ivoire au Soudan et en Ouganda au cours des dernières années. Le signalement de cas d’Ebola en Ouganda et au Congo explique en partie l’alerte donnée au Kenya.

Selon l’étude d’Oxford, en raison de la géographie, le Nigéria, le Cameroun, la République Centrafricaine, le Ghana, l’Angola, le Togo, la Tanzanie, l’Ethiopie, le Mozambique, la Guinée Equatoriale, Madagascar et le Malawi sont concernés par les risques de transmission du virus de l’animal à l’homme.

Les cartes des chercheurs d’Oxford montrent un virus qui a des chances de se répandre d’est en ouest, du golfe de Guinée à l’océan Indien. « Cela n’est pas inévitable, indique un chercheur au Washington Post, mais les conditions écologiques et épidémiologiques y sont réunies pour un développement du virus ».