Le Maroc connaît sa rentrée. Une grève dans la fonction publique est programmée pour le mardi 23 septembre à l’appel de l’UGTM et de la FDT. Le SNE-Sup annonce pour sa part une grève nationale du 23 au 25 septembre dans l’enseignement supérieur. Pour sa part, la CGEM réitère son appel pour un sommet social.

C’est le bras-de-fer à l’Université qui sera certainement le plus chaud. Dans l’enseignement supérieur public, le malaise est palpable.

Le SNE-SUP qui avait été conciliant avec le gouvernement socialiste à l’époque de la promulgation de la loi 00.01 qu’il critique aujourd’hui, a publié un communiqué virulent, dont le contenu est nourri de revendications à 90% catégorielles.

Mais le malaise est réel: amphis et salles de cour surchargés, absence de politique lisible et prévisible, dégradation de la qualité de l’enseignement, privatisation rampante de l’université, ouverture-surprise d’universités payantes, fusion-surprise des universités de Casa et de Rabat…

Sur le front social, les deux syndicats UGTM et FDT ont appelé à une grève nationale dans la fonction publique, les collectivités locales et les entreprises publiques pour le mardi 23 septembre.

De son côté, le conseil national de l’UMT réuni samedi 20 septembre, a décidé une grève générale à une date qui sera déterminée par le secrétariat général.

Qu’il s’agisse du SNE-Sup ou des trois syndicats, un reproche revient, quelles que soient les autres revendications matérielles ou catégorielles: le gouvernement est accusé de rompre le dialogue et de prendre des décisions unilatérales, sans même une concertation préalable.