Une peine de 4 ans a été requise à l'encontre de Jejoen Bontinck, un jeune Anversois aujourd'hui âgé de 19 ans qui avait rejoint la Syrie pendant huit mois en 2012, jusqu'à ce que son père parvienne à l'exfiltrer.
Dans son long réquisitoire entamé lundi devant le tribunal correctionnel d'Anvers (nord), la procureur auprès du parquet fédéral, Ann Fransen, a minutieusement décrit la structure, l'idéologie et les activités de ce groupe de jeunes salafistes actif depuis 2010 dans plusieurs villes belges, en particulier à Anvers et dans la région de Bruxelles. "L'objectif de Sharia4Belgium est de renverser l'Etat belge et de le remplacer par un Etat islamique. La participation active à la lutte armée (en Syrie) constitue un moyen de parvenir à cet objectif", a affirmé la procureur.
Elle a souligné que les volontaires de Sharia4Belgium avaient rejoint les rangs de groupes jihadistes syriens les plus durs, liés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique (EI), et que certains y avaient commis des "crimes horribles".
Seuls huit prévenus sont présents au procès. Les autres sont soupçonnés d'être en Syrie, où une partie aurait même perdu la vie. Les plaidoiries de la défense sont prévues le 8 octobre.
Présenté par l'accusation comme le fondateur et la cheville ouvrière de Sharia4Belgium, Fouad Belkacem, qui a refusé mardi de quitter sa cellule, risque 15 années de prison.
Pour le parquet, il ne fait pas de doute qu'il était le dirigeant d'une "organisation terroriste", dont la société doit se protéger, même si aucun projet d'attentat sur le sol belge n'a été mis au jour.
(Avec AFP)