Le 9 octobre 1978, Jacques Brel disparaissait à l’âge de 49 ans avant d'avoir eu le temps de compléter une œuvre déjà magistrale. D’«Amsterdam» à «Ne me quitte pas» en passant par «Au suivant», les chansons de l’artiste restent gravées dans les mémoires. Comme chaque année, Mamoun lui rendra hommage, et ce sera les 16 et 17 octobre dès 20 heures à la F.O.L et le 18 octobre à la Casa del Arte, même heure. 

«Je rends hommage à Brel depuis 1978, date de sa mort. Au départ, c’était dans des comités restreints, parfois à la guitare avec Tayeb Seddiki (oncle de Mamoun, NDLR). En 1987, je suis monté sur scène à Tanger avec un musicien Capverdien qui s’appelle Nelson Evora, du même nom que la célèbre chanteuse. Et comme il la connaissait très bien vu qu’ils sont de la même île, il me l’a présentée et nous sommes devenus bons amis», raconte Mamoun.

«L’année suivante, l’institut culturel français de Tanger m’a invité à chanter Brel à l’occasion la fête de la musique, dans la très belle salle Samuel Beckett. Ce n’est qu’à partir de 1998 que ce concert est devenu une habitude», ajoute Mamoun.

En 2011, il hommage à Brel à Bruxelles, en présence de la ministre de la Culture de Belgique, le temps d'un concert qui a fait salle comble. «C’était pour moi un couronnement», nous confie l’artiste, qui nous dévoile qu’il prépare une pièce de théâtre avec certaines chansons de Brel adaptées en langue arabe. « Je veux faire connaitre Brel dans les pays arabe. Sa vie, sa façon de penser, ses aventures plairont au public arabe. Il a un esprit chevaleresque », dit-il.  

Outre son hommage annuel à Brel, Mamoun monte souvent sur scène pour chanter Georges Brassens, Charles Aznavour ou encore Paul Simon. Il est également comédien. Chaque année depuis 2006, celui qu’on surnomme le troubadour monte sur scène pour jouer les sketchs de Raymond Devos. Enfin, il anime depuis 2006 l'émission radio Les dinosaures ne sont pas tous morts.