Mercredi 8 octobre à Berrechid, une jeune femme a sauvagement tué le fils de sa voisine en lui assénant une vingtaine de coups de couteau, avant de le jeter par la fenêtre du 4ème étage. Les riverains sont sous le choc.

 

Du côté de la police judiciaire de Berrechid, aucune information ne filtre. "Le secret de l’enquête n'a pas encore été levé", nous répond-on. La présumée coupable sera présentée au procureur ce samedi, apprend Médias 24 de source informée.

Les journaux, eux, se montrent plus prolixes: Al Ahdath al Amaghribya a annoncé, dans son édition du vendredi, que la femme en question qui est enseignante a failli être lynchée par la foule, et qu'elle n'a pas prononcé un seul mot durant son interrogatoire.

Le quotidien ajoute qu'après avoir exercé dans le public, l'enseignante a été radiée à cause de ses troubles psychiques, et qu'elle a fini par enseigner dans le privé. Hespress et Aujourd'hui Le Maroc on rapporté des informations similaires.

Dans une déclaration à Médias 24, Fatema Wahmi, directrice de communication du ministère de l'Education, dément que l'enseignante ait manifesté des signes de désordre psychique, durant la période où elle enseignait dans le public. "Elle a été radiée pour abandon de poste", nous informe-t-elle.

Elle explique, également, que "quand un enseignant souffre de problèmes psychiques, il y a

une procédure spécifique: une commission médicale le rencontre afin d'établir un bilan, puis décide s'il peut continuer à exercer ou pas."

"Le ministère de l'éducation n'a pas les moyens nécessaires pour établir des bilans de santé pour chacun des 300.000 enseignants", poursuit-elle, prévenant contre de possibles effets de dénigrement des enseignants suite à ce meurtre, et qui pénaliserait ce noble métier. "Elle a commis ce meurtre chez elle. Elle doit, avant tout, être vue comme une citoyenne", conclut-elle.