L’arrivée d’un nombre élevé de ressortissants de pays éventuellement à risque ou touchés par l’épidémie pose un problème insoluble aux autorités sanitaires marocaines et d’ailleurs de n’importe quel pays.

Car selon les recommandations de l’OMS, il faudrait suivre ces personnes à leur entrée et garder leur contact pendant le séjour, et s’il y a un cas avéré, à Dieu ne plaise, pouvoir contacter rapidement toutes les personnes côtoyées. De plus, la durée de la période d’incubation de la maladie peut s’étendre sur 21 jours, ce qui complique la surveillance car la maladie peut se déclarer plusieurs jours après l’arrivée au Maroc.

Dans sa recommandation, le ministère de la Santé rappelle que l’OMS a encouragé les pays à prendre les mesures de souveraineté susceptibles de les protéger. Et cite les cas du Sénégal qui fermé ses frontières avec les pays touchés ainsi que l’Arabie saoudite qui a refusé les pèlerins originaires de ces régions.

Le comité scientifique qui se réunit périodiquement à l’échelon du ministère de la Santé a manifesté au cours de sa réunion du 7 octobre, la plus grande inquiétude, face au risque jugé démesuré. Il invoque donc les recommandations de l’OMS, ainsi que le principe de précaution bien connu dans le domaine de la santé publique. Il a au final recommandé au Maroc de s’abstenir de tout événement pouvant donner lieu à des rassemblements de personnes venues de pays touchés, à commencer par la CAN 2015.