L'écrivain marocain Fouad Laroui s'est vu décerner le 16 octobre à Paris le grand prix Jean Giono pour son roman Les tribulations du dernier Sijilmassi (éditions Julliard). C’est la première fois qu’un Marocain est honoré par les jurés de ce prix.
Le prix, créé en hommage à l'écrivain éponyme, et parrainé par la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, récompense chaque année un écrivain de langue française ayant défendu la cause du roman. Huit autres écrivains étaient en lice pour le prix de 2014: François Vallejo, Max Genève, Serge Joncour, Olivier Rolin, Mathias Menegoz, Adrien Bosc, Pauline Dreyfus et Eric Reinhardt. Les deux derniers (Pauline Dreyfus et Eric Reinhardt) font également partie de la sélection Goncourt.
Dans un article enthousiaste, Le Figaro estime que Laroui "rejoint un palmarès très prestigieux dans lequel figurent, entre autres, Jean d'Ormesson, Le Clézio, François Nourissier, Michel Déon, ou encore Pierre Jourde".
Dans un entretien accordé par Fouad Laroui à Médias24, l’écrivain revient sur le Goncourt de la nouvelle qu'il a reçu en 2013, l'évolution de son écriture, ainsi les accusations de racisme qui lui ont été faites par des militants amazigh.