Dans un rapport diffusé ce lundi 10 novembre l’agence de notation Standars & Poor’s attire l’attention sur « l’absence de flexibilité monétaire » des marchés de capitaux peu liquides et dominés par les banques dans la région Mena.

S&P note que le financement des entreprises est principalement d’origine bancaire. Dans le cas du Maroc, S&P souligne que les entreprises sont à la fois bien intégrées dans le tissu économique privé interne et très dépendantes des banques pour leurs financements. L’usage d’outils financiers tels que les émissions obligataires reste faible ainsi que les introductions en bourse.

Dans le cas du Maroc comme des autres pays du Maghreb et du Moyen-Orient, cette situation « contraint les notations souveraines » souligne S&P. Celles-ci vont de AA- pour l’Arabie saoudite à B- pour l’Egypte et un BBB- pour le Maroc ou BBB pour le Bahreïn.

S&P note que « des marchés des capitaux et boursiers importants fournissent du capital pour les entreprises et mobilisent l’épargne ». « Ceux-ci, n’oublie pas de noter l’agence de notation, « améliorent la gouvernance des entreprises vues les exigences en termes d’information requises pour être cotées en bourse ».

Au Maroc, le turnover des marchés de capitaux était à 1,7 MM de dollars pour la période janvier-novembre 2014 contre 0,4 au Liban, 21,7 en Egypte, 138 aux Emirats et 446 MM de dollars en Arabie saoudite.