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A l'entrée du Palais des Congrès, et en présence d’une foule nombreuse, des invités de marque se sont ainsi succédé sur le tapis rouge, parmi lesquels l'acteur britannique Jeremy Irons, l'actrice égyptienne Yousra ou encore son compatriote, la légende vivante du cinéma arabe Adel Imam.
Très attendu, le comédien a défilé juste avant d'être mis à l'honneur à l'ouverture de cette 14ème édition qui se tient du 5 au 13 décembre courant.
De même, les membres du jury, présidé par la comédienne française Isabelle Hupert, ont foulé le tapis rouge avant d'être invités à annoncer, chacun dans sa langue d'origine, l'ouverture solennelle de cette édition censée faire la part belle à la pluralité, à la rigueur et au glamour.
Huppert sera assistée par le comédien et réalisateur anglais Alan Rickman, le réalisateur, scénariste et auteur marocain Moumen Smihi, le réalisateur, scénariste et producteur indien Ritesh Batra, la réalisatrice et scénariste danoise Susanne Bier, le réalisateur, scénariste, producteur et compositeur Bertrand Bonello, la comédienne et réalisatrice française Mélanie Laurent, le réalisateur, scénariste et metteur en scène de théâtre et d'opéra italien Mario Martone ainsi que par le réalisateur, scénariste et producteur roumain Christian Mungiu.
Souhaitant la bienvenue en presque parfait arabe classique, Isabelle Huppert a mis en exergue "la vitalité et la rigueur" de ce grand festival qu'offre la ville de Marrakech, donnant à voir une panoplie de films "conçus et réalisés dans les cinq continents", ce qui vaut à ce rendez-vous sa vocation internationale. Bref, elle a prononcé les mots de circonstance.
Accueilli par une standing ovation, l'icône de la comédie arabe Adel Imam s'est dit "ému et fier" par cet hommage appuyé, remerciant les organisateurs de cette grand messe cinématographique qui lui a remis la prestigieuse "Etoile du Festival".
Ne dérogeant pas à la règle, c'est avec son habituel touche d'humour qu'il s'est adressé aux festivaliers, avant d'exprimer sa joie d'être au Maroc où il compte beaucoup d'amis.
Dans le cadre de cet hommage, le long-métrage "Alzheimer", où Adel Imam campe le rôle principal, a été projeté, juste après la cérémonie, sur écran géant à la Place mythique de Jemaa El Fna, en présence de l'acteur.
Après avoir honoré l'année dernière la Française Juliette Binoche, le Marocain Mohamed Khouyi, le Japonais Kore-Eda Hirokazu, l'Américaine Sharon Stone et l'Argentin Fernando Solanas, le Festival devra continuer, cette année, sur sa lancée de rendre hommage à de grandes figures du cinéma mondial tels le grand acteur britannique Jeremy Irons et l'acteur et réalisateur américain Viggo Mortensen.
A ces hommages vient s'ajouter celui qui sera réservé au cinéma japonais. Le Festival accueillera à cette occasion une importante délégation d'acteurs, réalisateurs et producteurs, mais il profitera aussi pour mettre en lumière les maîtres du Levant de l'histoire du cinéma du Japon: de Yasujiro Ozu à Kore-Eda Hirokazu, en passant par Kenji Mizoguchi, Mikio Naruse, Akira Kurosawa, Nagisa Oshima, Shohei Imamura, Takeshi Kitano, Hayao Miyazaki, Shinji Aoyama, Naomi Kawaze, Kyoshi Kurosawa, Mamoru Oshii, Takashi Miike et Masaki Kobayashi.
En signe d'encouragement au cinéma marocain, le Festival met à l'honneur deux figures de la production cinématographique nationale, Zakaria Alaoui et Khadija Alami qui ont brillé par leur participation à la direction de plusieurs grandes productions étrangères au Maroc.

La sélection officielle

Mais, au-delà de l'intensité des hommages en tant que moments forts, le cœur du festival restera la sélection officielle.
Au total, 22 nationalités y sont représentées avec 87 films, dont quinze en compétition programmés lors de cette édition qui a été ouverte par le film anglais "The theory of everything" (une merveilleuse histoire du temps) de James Marsh et sera clôturée par le film américain "A most violent year" de J.C. Chandor.

Selon Mme Toscan Du Plantier, de “vrais chefs d’œuvre“ sont programmés

La 14-ème édition du Festival international du film de Marrakech promet de "vrais chefs d'œuvres", qui feront rêver les festivaliers et les inviter à découvrir le monde, a affirmé Mme Mélita Toscan Du Plantier, directrice de ce grand rendez-vous mondial du 7-ème art et qui a hérité de ce poste après le décès de son mari.
La sélection de cette année, qui se veut "encore assez riche et universelle", est constituée de films "absolument magnifiques, mais qu'ils soient récents ou plus anciens, il y a de vrais chefs d'œuvres", a assuré, dans un entretien à la MAP, Mme Toscan Du Plantier, qui considère que les festivaliers auront beaucoup de chance de "pouvoir passer d'un cinéma à un autre et d'aller voir ces films qui font rêver et qui font aussi fait découvrir le monde".
La manifestation accueille pour l'occasion une importante délégation d'acteurs, réalisateurs et producteurs, avec "un très bel hommage" qui s'annonce pour mettre en lumière les maîtres du Levant de l'histoire du cinéma du Japon.
Toujours sur la sphère asiatique, le cinéma de Bollywood sera de nouveau présent au festival, notamment à travers la projection sur la place de Jemaa El Fna du film indien "Happy new year" de Farah Khan, dont l'équipe promet aussi bien de surprises aux festivaliers, leur donnant ainsi un avant-goût d'une ambiance joyeuse, avec pleins de chants et de danses qui font la popularité du cinéma hindi.
"Depuis 2012, avec l'hommage qu'on a rendu au cinéma hindi, on s'est rendu compte qu'il y a un vrai rapport entre Bollywood et Marrakech", d'où la présence régulière depuis du cinéma indien au festival, a relevé Mme Toscan Du Plantier, notant que les stars indiennes, cinéastes, acteurs, indiennes ont "tous très envie de revenir et de rencontrer le public marocain" qui leur a réservé un accueil des plus chaleureux.
La production cinématographique marocaine n'est pas en reste, selon la directrice du festival.
Elle cite aussi le prix Cinécole qui va être décerné, en guise d'encouragement à la création nationale, à un jeune étudiant d'une des écoles de cinéma du Maroc, donnant ainsi la chance au lauréat de pouvoir "réaliser un court métrage dans des conditions professionnelles avec des moyens ou bien de travailler sur un long métrage".
Globalement, entre les différentes sections du Festival, de la sélection officielle aux hommages, en passant par les Masterclasses, il existe bien un lien qui n'est autre, à ses yeux, que "l'exigence cinématographique", puisque c'est toujours la qualité qui prime à la fois pour la sélection des films en compétition, du jury, des metteurs en scène qui vont donner des leçons de cinéma, des personnalités honorée Un choix qui a valu, selon elle, au Festival son succès dont les échos sont relayés aussi bien par la presse nationale qu'internationale.
Le Festival de Marrakech bénéficie en effet d'une forte couverture médiatique, avec quelque 265 journalistes accrédité cette année (120 pour la presse nationale, 100 pour la presse internationale et 45 pour la presse panarabe), alors que plus de 200 professionnels sont invités, 160 marocains et 50 internationaux.
Au niveau de la communication, la directrice du Festival fait état d'une évolution avec la mise en place d'un nouveau site web et l'édition d'un journal électronique quotidien relayant les échos du festival, avec une présence sur les réseaux sociaux tels twitter et facebook.
"Il était temps que le Festival se modernise quelque part et évolue avec son temps, en s'adaptant à toutes ces nouveautés", a conclu Mme Toscan Du Plantier.

En effet!