Le film "Red rose" a été projeté vendredi 12 décembre à la veille de la clôture du 14e Festival de Marrakech.

Ce long métrage réalisé par l’iranienne Sepideh Farsi met en scène une histoire d’amour qui se déroule au lendemain de l'élection présidentielle usurpée à Téhéran en 2009.

Selon le critique de cinéma marocain Hassan Benchlikha, les images du film projeté étaient inconvenantes pour plusieurs spectateurs ayant quitté la salle de projection outrés et embarrassés.

Dans une tribune au vitriol relayée par le journal Attajdid, il affirme que cette projection pornographique inappropriée» a été une véritable humiliation pour le Festival de Marrakech et pour le Maroc en général.

Le journal l’explique par le fait que la réalisatrice iranienne du film pêche par son occidentalisation extrême qui va à l’encontre des valeurs musulmanes.

Il faut cependant rappeler que le Festival de Marrakech a une vocation internationale qui ne peut se permettre d’ériger la censure pour des raisons religieuses ou morales.

Un célèbre monteur casablancais nous déclarait dernièrement que le Maroc était le seul pays du monde arabe à projeter les films sélectionnés au Festival de Marrakech sans la moindre censure.

Il faut comprendre et accepter une chose : si on aspire à organiser des événements de standard international, il faut les accepter dans tous les domaines, qu’il s’agisse de football, de cinéma ou de droits humains.