La situation des charges et ressources du Trésor à fin octobre 2014 fait ressortir un allégement du déficit budgétaire de 3,9 milliards de DH à 42,8 MMDH, indique la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).
Cette performance résulte notamment de l'amélioration des recettes ordinaires qui a été plus importante que la hausse des dépenses globales, explique le DEPF, qui vient de publier sa note de conjoncture pour le mois de décembre 2014.
Les recettes ordinaires, en ligne avec les prévisions initiales de la loi de finances, ont été réalisées à hauteur de 84,2%, totalisant 174,9 MMDH, en hausse de 6% par rapport à fin octobre 2013, en relation avec la hausse aussi bien des recettes fiscales que des recettes non fiscales.
Pour ce qui est des recettes fiscales, elles ont augmenté de 3,5% à 146 MMDH, explique la DEPF, qui ajoute que ce résultat a découlé, particulièrement, de la hausse des recettes de l'IS de 7,9%, des droits d'enregistrement et de timbre de 24,8% et des TIC sur les produits énergétiques de 9%.
De leur côté, les recettes non fiscales se sont accrues de 23,7% à 26,6 MMDH, en relation, notamment, avec l'encaissement d'une recette de privatisation de 2 MMDH et des dons CCG de 9,7 MMDH.
Corroborant les prévisions initiales de la loi de finances, les dépenses ordinaires ont été exécutées à hauteur de 82,3% et ont augmenté de 1,8% à 177,6 MMDH, souligne la note, précisant que cette évolution recouvre, particulièrement, la hausse des dépenses des autres biens et services de 19,8% à 43,2 MMDH, atténuée par le recul de la charge de compensation de 19,8% à 28,6 MMDH.
S'agissant des dépenses d'investissement, elles ont augmenté de 11,5% à 41,7 MMDH, soit un taux de réalisation de 95,4%.