L'armée algérienne est en état d'alerte depuis l'élimination, mardi dernier, du chef du groupe Jund Al-Khilafa, principalement en Kabylie où, selon les médias, une caserne aurait été attaquée au mortier par un groupe armé en représailles.
Trois nouveaux jihadistes ont été abattus, ce jeudi, dans la forêt d'Azazga, près de Tizi Ouzou, rapporte la chaîne de télévision "Ennahar".
Depuis le coup de filet ayant permis la liquidation à Boumerdès d'Abdelmalek Gouri, émir de la branche locale de Da'ech, pas moins de huit hommes armés ont péri dans l'offensive de l'armée algérienne, qui a intensifié la traque des membres de ce groupe.
A en croire le site d'informations arabophone "Al Hadath", le vice-ministre de la Défense et chef d'état-major, le général Ahmed Gaïd Salah, devait présider, ce jeudi, une réunion sur la situation sécuritaire après l'élimination de Gouri et "la mise en place d'un plan spécial pour faire face à d'éventuels actes terroristes".
Des journaux algériens ont affirmé que Jund Al-Khilafa projetait des actions spectaculaires à l'occasion des fêtes de fin d'année, dont le point d'orgue serait une attaque contre le plus grand centre commercial de la capitale.
L'axe Boumerdés-Tizi Ouzou-Bouira, non loin d'Alger, concentre encore une importante activité des groupes armés, qui profitent des hauteurs des montagnes et d'un dense massif forestier rendant difficiles les opérations de traque lancées régulièrement par l'armée.
Bousculés par les grands renforts envoyés dans ces zones, les groupes radicaux suivent, depuis quelque temps, une nouvelle tactique consistant à se redéployer dans des régions réputées jusque-là comme "calmes", l'objectif étant de faire baisser la pression sur les maquisards retranchés en Kabylie.
Pas moins de 100 jihadistes ont été abattus depuis le début de l'année en Algérie, selon un décompte établi à partir des bilans fournis par le ministère de la Défense.
(Avec MAP)