Agée de 30 ans, la gagnante de la première édition de Masterchef Maroc, la fameuse émission de téléréalité culinaire qui a battu des records d’audience sur 2M, revient sur son challenge et ses projets pour l’avenir.

Honnêtement, est-ce que vous pensiez gagner la première édition de Masterchef Maroc ?

En toute sincérité, au début, j’avais un grand espoir de gagner. Cependant, quand on est parti à Dakhla pour le premier prime, et que j’ai pu voir de mes propres yeux le niveau des candidats, là, je me suis dit que la tâche sera loin d’être facile. Mais, au fond de moi, je voulais à tout prix repartir avec le trophée pour rendre ma famille fière de moi. 

Comment vous vous sentiez tout au long des 3 mois de la compétition ?

J’étais prise par l’enthousiasme et la motivation, je n’ai pas vu le temps passer les deux premiers mois. Mais je ne vous cache pas que les deux dernières semaines ont été dures. La fatigue commençait à se sentir chez moi, surtout que j’habite en Espagne et que j’ai laissé derrière moi mes deux enfants et mon mari, que je salue d’ailleurs pour son courage et sa patience. Il a assumé brillement toutes les responsabilités que je lui avais confiées.

Selon vous, le meilleur plat de la compétition signé Halima ?

Ma recette coup de cœur de la compétition est le kâak glacé préparé lors de l’épreuve Boîte Mystère du huitième prime. Cette recette contient de la crème chiboust, du crumble au sésame, de la nougatine de sésame, du zeste confit, et des fruits secs caramélisés.

Quel était le candidat qui vous a le plus impressionné ?

De manière générale, le niveau était vraiment très élevé. Mais si je dois choisir un candidat, je dirai Fayçal. Au cours des ateliers, j’ai découvert en lui quelqu’un de très compétent. Je me suis dit qu’il sera sans aucun doute un adversaire coriace.

Que comptez-vous faire du prix de la compétition ?

Tous les gens que je croise me demandent de faire un livre de recettes. J’avais cette idée en tête depuis longtemps. Je voulais le faire en espagnol, mais je pense maintenant le faire en arabe. Je voudrais aussi créer un atelier de recettes sur commande, et essayer d’enseigner aux gens quelques techniques et astuces de cuisine.

Vous êtes maintenant une célébrité, vous avez en quelques semaines atteint un nombre de 89.000 fans sur Facebook. Pensez-vous devenir chef de cuisine, faire de la publicité, de la télévision, de la radio… Avez-vous une préférence ?

Il ne faut pas se leurrer, je ne suis pas encore chef de cuisine. J’ai encore beaucoup à apprendre, et j’espère justement que je tirerai le maximum de bénéfices de la formation que j’ai gagné en plus des 400.000 DH. Par contre, j’aimerai bien avoir une émission pour communiquer directement avec les gens.

On a l’impression que les internautes se livrent une bataille entre Halima et la demi-finaliste Rayhana. Quels sont les dessous de votre relation avec Rayhana?

Rayhana est une personne qui aime les défis. Elle s’est fixée l’objectif de remporter la compétition, comme tous les candidats d’ailleurs. Ce qu’il faut savoir, c’est que cet esprit de compétition n’existait qu’au sein des ateliers. Car en dehors, on entretient une très belle relation d’amitié. Au-delà du prix, j’ai gagné beaucoup d’amis, j’en suis fière et très heureuse.

Et finalement, votre meilleur souvenir ?

Mon meilleur souvenir est le moment où les gens de la compagnie aérienne Royal Air Maroc ont choisi mon menu pour être servi en business class, et où ils m’ont offert deux billets pour la destination de mon choix. Je n’ai pas hésité et j’ai choisi Al Omra pour moi et mon mari. J’étais vraiment au comble de la joie à ce moment.