« Pour piloter l’évolution de l’Afrique, des élites occupent les premières lignes : dirigeants, intellectuels, chefs d’entreprises, acteurs de la société civile… Ils façonnent le quotidien de cette Afrique en mutation », écrit le Magazine de l’Afrique, en guise d’introduction de sa sélection 2015 des 100 personnalités les plus influentes en Afrique. Cette sélection « traduit le pouvoir d’influence, en termes de prise de décision et de choix stratégiques, d’hommes et de femmes au cœur de cette dynamique du changement ».

Dans la catégorie politique, figurent deux Marocains : Fouad Ali El Himma et Driss El Yazami. Le premier, « conseiller politique, ami du roi, suscite régulièrement fantasme et spéculations. L’étendue de son influence reste un mystère savamment entretenu. Conseiller au cabinet royal, en charge de superviser les différents sujets d’ordre politique, il est le gardien des prérogatives du Palais et de son influence sur le jeu politique », écrit l’auteur de l’article.

Le second, président du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), « se positionne en réformiste, pour les droits des migrants, l’application des garanties constitutionnelles et le respect de ces droits sur tout le territoire, Sahara inclus ».

Dans la rubrique business, figure Mohammed El Kettani, PDG du groupe Attijariwafa bank. Et pour cause, «sous sa direction, le groupe Attijariwafa bank a développé son assise géographique dans toutes les régions du Maroc, en Tunisie et dans 11 pays d’Afrique de l’Ouest et centrale, devenant une grande enseigne centrale ».

Dans la même rubrique, on trouve également Salwa Idrissi et Aziz Akhannouch. La présidente du groupe Aksal, « leader sur les franchises internationales de vêtements au Maroc, a placé son groupe en position de leader sur les produits de consommation de la classe moyenne aisée. Son luxueux Morocco Mall (…), est l’emblème de son ambition de faire de la capitale économique une destination pour le tourisme consumériste et de capter la clientèle aisée », estime le Magazine de l’Afrique, qui ajoute qu’elle est « l’épouse du patron du groupe Akwa, Aziz Akhannouch (…), par ailleurs ministre de l’Agriculture (…), qui participe aux déplacements du roi du Maroc en Afrique et invite régulièrement les chefs d’Etat et entrepreneurs africains au Salon de l’agriculture de Meknès, le Siam ». 

Toujours dans la catégorie business, figure Mustapha Terrab, « parton de l’OCP depuis 2006 où il mène une transformation du premier groupe industriel marocain (…). Mustapha Terrab a gagné ses galons de grand patron et commis de l’Etat. Sous sa direction, le groupe s’implique énergiquement dans les investissements de recherche et en capital humain, à travers le plan OCP Skills et via la création d’une université d’excellence, l’université Mohammed VI Polytechnique, dans la région de Marrakech ».

Le PDG du groupe Alliance, Alami Lazraq, apparait lui aussi parmi les businessmen les plus influents du continent. Pour le magazine, Alami Lazraq « a su bénéficier des opportunités de la libéralisation des années 1990 et son groupe a pris de l’essor dans le logement social. Entré avec réussite à la bourse de Casablanca en 2008, Alliances entame dans le sillage d’Addoha, son concurrent marocain, la course vers le marché africain (…). Objectif affiché pour Lazraq : enregistrer 30% de son chiffre d’affaires en Afrique d’ici 2016 ».

Outre les catégories politique et business, le magazine répertorie les personnalités africaines les plus influentes dans les domaines associatif, religieux et culturel. Toutefois, aucun de nos compatriotes n’y apparaît.