Le Brent de la mer du Nord pour livraison en février, la référence européenne du brut, a chuté jusqu'à 49,66 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres peu avant 8h30 GMT, avant de se reprendre quelque peu. Il cotait 49,98 dollars à 8h35 GMT, en baisse de plus d'un dollar par rapport à sa clôture de la veille.
La référence américaine du brut, le "light sweet crude" (WTI), avait chuté sous les 50 dollars dès lundi et cotait mercredi 47,06 dollars à 8h35 GMT, en recul de 87 cents par rapport à la clôture de mardi.
Les cours de l'or noir ont chuté de plus de moitié depuis juin dernier, à cause d'une offre surabondante et d'inquiétudes sur la demande sur fond de reprise économique incertaine. L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s'est refusée jusqu'à présent à envisager toute réduction de sa production. "Le mouvement sous les 50 dollars montre bien quelle est la tendance, et sans signe de l'Opep face à la surproduction, il est probable que nous assistions à une chute vers les 40 dollars dans les semaines à venir – a fortiori vu que la demande ne repart pas", a expliqué à l'AFP Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.
"La faible croissance et la faible demande en Chine et en Europe devraient rester les principaux facteurs à mesure que la bataille pour les parts de marché s'intensifie. Il y aura sans doute encore de fortes oscillations dans l'intervalle mais la direction générale semble claire, à moins que l'Opep n'intervienne", a-t-il ajouté.
L'Arabie saoudite vient de réduire ses prix de vente officiels pour livraison en février vers l'Europe et les États-Unis, selon plusieurs analystes, fidèle à sa nouvelle stratégie de protection de ses parts de marché.
Début décembre, elle avait déjà baissé drastiquement ses prix officiels pour le brut exporté vers l'Asie et les États-Unis mais pas vers l'Europe, une décision alors largement interprétée comme une nouvelle étape dans la "guerre des prix" visant notamment à contrer le développement du pétrole de schiste américain, plus cher à extraire.
(Avec AFP)