Si le sit-in de Rabat s'est distingué sur le plan numéraire, celui de Casablanca ne pêche pas sur le volet participatif. La qualité de la présence, ainsi que l'expression de l'engagement n'ont pas manqué. Des sit-in ont été également organisés dans d'autres villes comme Agadir.

 

"Je remercie toutes les personnes présentes", a déclaré le consul général de France à CAsa, aux participants qui, pour certains affichaient les couvertures des plus récents numéros de TelQuel ou de l'Observateur du Maroc, rendant hommage à Charlie Hebdo. Des bougies, des slogans, des pancartes, ont illuminé le sit-in.

"Liberté, d'expression !" ont scandé certains manifestants. Des pancartes "Je suis Charlie", en arabe comme en français, ou "Hommage aux victime d'Hyper-Casher". "Vive la liberté, halte à l'intégrisme". "Je suis juif. Je suis musulman. Je suis français". Autant de slogans, scandés ou affichés, qui témoignaient de l'adhésion aux valeurs de Charlie Hebdo.

Le sit-in de Casablanca a compté, parmi les participants, Abdelhadi Khairat, Abdellah Tourabi et Youssef Ziraoui, respectivement directeurs de publication de Libération/Al Ittihad al Ichtiraki, TelQuel et le Huffington Post Maroc, ainsi que Oum, Noureddine Ayouch, et d'autres personnalités. 

Le sit-in de Rabat, organisé devant le siège de l'AFP vendredi 9 janvier, a regroupé, selon les estimations de Médias24, plus de participants que celui de Casablanca. Il a vu la participation de l'ambassadeur de France, de députés tel que Khadija Rouissi (PAM) et Ali El Yazghi (USFP), et d'activistes dont Ibtissam Betty Lachgar, Amine El Baroudi et Ahmed Ghayat.